Daniel LESAGE

Lesage daniel Couv la maison de la frisee

Daniel Lesage commente, pour Ouest-France, son nouvel ouvrage « La maison de la Frisée ou les boulets de la guerre », publié aux éditions Humussaire.

Ce livre mélange les années 1972 à celles de la dernière guerre ?

Oui, ce livre raconte l'arrivée inopinée, dans un village normand, en 1972, d'un jeune homme à l'accent germanique et en tenue de hippie, dans une ferme délabrée. Mais, en plus, depuis la Libération, cette ferme est nommée, par les habitants du village : «La maison de la Frisée ». Cette arrivée ravive de vieux démons de la haine et de la chair enfouis jusqu'alors dans la mémoire collective d'une population rurale à l'honorabilité apparemment sans faille.

Une intrigue va naître dans ce village ?

Rapidement une sulfureuse aventure se noue entre le squatter Hans et Francine, une résidente locale. La liaison suscite l'opprobre des habitants de la localité. Il faut dire qu'autour de cette vieille ferme abandonnée, on trouve de troublantes histoires privées et méprisables comportements générés durant la seconde guerre mondiale tant en Allemagne, dans un kommando agricole de prisonniers français, que dans le village de Normandie.

Il ressort beaucoup de sujets de la période de la dernière guerre ?

J'alterne les contestes, les méandres relatifs à l'Occupation, la Résistance, la situation de certains prisonniers de guerre en Allemagne, l'épuration, les secrets de famille et la confrontation de ces périodes troubles et difficiles chargées de rancœurs mal cicatrisées. Si les boulets, les obus ou bombes ne sifflent plus en Europe occidentale, d'autres entravent encore de nos jours la marche de quantité d'individus et de nos sociétés.

 

Recueilli par Sylviane Burguet

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